Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 23:36
Voici une sorte de chronique écrite après la cessation existentielle et administrative de l'ancien dictateur irakien. Quant à la photo de cet article, je n'ai pas trouvé meilleur symbole pour la réconciliation des puissants mammifères de ce monde. La seule peine de mort qui vaille, selon moi, l'est à titre posthume. Cependant, si vous n'êtes pas d'accord avec mes propos et si vous possédez une guillotine affûtée, je tiens à dire ici publiquement et le plus sincèrement du monde que j'aime beaucoup ce que vous faites.


Depuis que ce siècle est né, les projets des dictateurs passent souvent à la trappe. Pour Saddam Hussein, ça lui pendait au nez.
La peine de mort, moi je suis contre, parce que j'ai la trouille : voyons, si j'accepte et cautionne la peine de mort, cela signifie que je suis prêt à l'appliquer moi-même, cela signifie que je suis prêt à pousser moi-même le tabouret, à injecter de ma propre main la dose définitive dans la veine du condamné, à appuyer sur l'interrupteur capital. Non, il m'est inimaginable de tuer sciemment et  méthodiquement un homme... Une femme peut-être... Non !  il m'est inimaginable de tuer sciemment et méthodiquement un homme ou une femme, fût-ce la pire des crapules qui puisse exister. Je suggère d'ailleurs aux nombreux partisans de la peine de mort de le faire eux-mêmes. Devant le fait à accomplir, beaucoup rechigneraient. Je les imagine embarrassés, émus, tremblants, effrayés, horrifiés face au regard implorant du condamné car c'est peut-être un taliban, un violeur, un assassin ou un socialiste, mais c'est quand même un être humain !
Par Yann Pierre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés